Stillhang

Lorsqu’en janvier 2018 j’ai enregistré le premier acte du nouvel opéra Stillhang à la clarinette, clarinette basse et clarinette contrebasse pour les besoins de la production, j’étais loin de me douter que l’aventure se prolongerait et se transformerait en un formidable défi.

En découvrant cette musique fantastique de Christian Spitzenstaetter et les différents acteurs de la production (Klaus Ortner, Johannes Reisigl, Isabel Karajan et l’Orchester Kompart) l’alchimie a pris et je me suis mis à préparer un rôle chanté et joué.

Il s’agissait du soldat M. Engel et d’une mule « fantomatique » composée de deux chanteurs. Malgré l’aspect comique du rôle, il s’agit en réalité également d’une partie très poétique, drôle et sensible à laquelle j’ai eu beaucoup de plaisir  à donner vie.
Je vous invite, en bas de la page, à lire le synopsis de l’œuvre ainsi qu’à visualiser les photos de la salle d’opéra qui est un bâtiment absolument incroyable. Le complexe architectural en fait définitivement l’un des endroits incontournables pour l’art lyrique en Europe.
La création mondiale de l’œuvre a eu lieu le 28 décembre 2018 lors des Tiroler Festspiele Erl Winter dans la nouvelle Festspielhaus. Le succès a été absolu étant donné que la Festpielhaus était complète près d’une semaine avant la création et que le public a vraiment été enchanté de cette première. La presse internationale a également salué massivement la création de cette œuvre avec la parution de plus d’une dizaine d’article immédiatement après.
Voici les quelques articles disponibles gratuitement en ligne:

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Stillhang

de Christian Spitzenstaetter (Musique) et Klaus Ortner (Livret)

28 décembre 2018 – 18h00 – TIROLER FESTSPIELE ERL

Avec: Isabel Karajan, Frederik Baldus, Sasha Zarrabi, David Zürcher, Johannes Puchleitner, Thomas Lichtenecker, Joseph Ruppert, Ilja Martin Schwärsky et Olivier Kessi

Orchester KOMP.ART

Direction musicale: Christian Spitzenstaetter

Mise en scène: Klaus Ortner

Scénographie et assistanat à la mise en scène: Peter Lorenz

Liesl Karlstadt était, comme compagne de Karl Valentin, la comédienne la plus célèbre en Allemagne d’avant-guerre. Marquée par la période européenne la plus sombre elle s’est faite passer, de 1941 à 1943, pour « l’appointé-chef Gustl » dans une unité de chasseurs alpins stationnée dans le massif montagneux Ehrwalder: « la plus belle période de sa vie ». Elle y travaillait d’abord comme garçon d’écurie, directement sous le sommet de la montagne, et était inséparable d’une mule de charge.

Une femme de cinquante ans au plus bas de sa vie au milieu de jeunes recrues bruyantes, témoin de suicide entre ciel et terre.

Travestie, parfois jouait-elle le père, parfois la mère-poule pour ses jeunes collègues de dix-neuf ans. Mais par dessus tout, ensemble ils recherchaient la paix et le calme au milieu de cette guerre.

Un jeune compositeur tyrolien a désormais tiré de cette histoire vraie une exposition sonore tragi-comique pleine de poésie et d’éloquence musicale. Une véritable danse farfelue sur le cratère du volcan.

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English:

As the partner of Karl Valentin, Liesl Karlstadt was the most famous comedy actress in

pre-war Germany. She spent the “best time of her life” as Obergefreiter (lance corporal) Gustl in a Tyrolean mountain trooper unit from 1941 to 1943 on the Ehrwalder high Alpine pasture, first as “stable boy” with her beloved mule pack animals directly beneath the Zugspitze mountain. A fifty-year-old woman, characterised nevertheless by the worst period in Europe, at the lowest point of her life among lots of young recruits. A suicide victim between heaven and earth. Sometimes she played the father, sometimes the nursing mother for the nineteen-year-olds, but above all they played peace in the midst of war. A young Tyrolean composer has now created a tragi-comic picture parade full of poetry and tender eloquence based on this true occurrence. A bizarre dance on the volcano.

Deutsch:

Liesl Karlstadt war als Partnerin von Karl Valentin die berühmteste Komikerin im Vorkriegsdeutschland. Geprägt von den schlimmsten Zeiten Europas, verbrachte sie als „Obergefreiter Gustl“ in einer Tiroler Gebirgsjägereinheit von 1941 bis 1943 „die schönste Zeit ihres Lebens“. Auf der Ehrwalder Alm, zunächst als „Stallbursche“ bei ihren geliebten Muli-Tragetieren direkt unterhalb der Zugspitze. Eine fünfzigjährige Frau am Tiefpunkt ihres Lebens, zwischen lauter jungen Rekruten. Eine Selbstmörderin zwischen Himmel und Erde. Mal spielte sie den Vater, mal die stillende Mutter für die Neunzehnjährigen. Aber es wurde vor allem Frieden gespielt mitten im Krieg. Ein junger Tiroler Komponist schuf nun aus dieser wahren Begebenheit einen tragikomischen Bilderbogen voller Poesie und musikalischer Eloquenz. Ein skurriler Tanz auf dem Vulkan.